Journée de conférences à Bernex
Après une soirée animée durant laquelle les végés ont fêté le succès de leur manifestation du jour, le rythme des conférences a repris ce dimanche sur l’écosite de Bernex. 

19 mai audience

 

Manger ensemble; des repas qui n’oublient personne

C’est Constantin Imbs qui a ouvert la danse sur le sujet « manger ensemble« . Le repas est un acte social, autour duquel les personnes sont sensées se réunir. De fait, quand certains ne peuvent pas y prendre part, il devient une source d’exclusion plus que de rassemblement. Il y a de nombreuses communautés qui retirent certains, voire tous les produits animaux, que ce soit pour des raisons éthiques ou religieuses et spirituelles. Certaines excluent aussi certains végétaux. Le projet de « manger ensemble » est d’instaurer des menus autour desquels toutes les populations pourraient se réunir. L’alimentation végan devrait être plus accessible et répandue puisqu’elle met tout le monde d’accord!
imbs1
Faire cesser la souffrance animale, le comment en question
La journée s’est poursuivie autour du fondement de la Veggie Pride: qu’un terme soit mis à l’exploitation animale. La question centrale de cet après-midi était centrée sur le « comment » y mettre fin. En ce sens, Oscar Horta, militant espagnol, a abordé les stratégies à utiliser pour y parvenir. Pour cela, il encourage les militants à avoir une vision globale et tournée vers le long terme. Il a détaillé les biais qui nous empêchent de construire des stratégies militantes optimales, et encouragé la réflexion et remise en question permanente des modes d’action. Il a soutenu l’idée qu’il faut avoir des objectifs politiques les plus ambitieux et radicaux possibles. La société dans laquelle nous vivons est spéciste (spécisme: discrimination en fonction de l’espèce) et c’est cette discrimination qu’il faut constamment dénoncer. Il a également proposé une perspective originale de prise en compte de la souffrance des animaux, dépassant la question du véganisme et englobant la situation des animaux sauvages, donc hors de la sphère de l’exploitation.
horta   
Adriano Mannino, pour l’association Tier Im Focus, propose lui aussi une vision globale qui accorde une grande importance à la communication. « Il faut mettre des tracts dans les universités », explique-t-il: en effet, c’est le lieu pour toucher les personnes qui vont souhaitent réfléchir et vont construire la société de demain. Il démontre l’intérêt d’élargir les réseaux sociaux qui permettent de toucher un nombre grandissant de personnes en un temps record. L’activisme sur internet, selon lui, est efficace. Il préfère que les militants y montrent des alternatives à la consommation de viande, plutôt que de la condamner directement. Faire connaître l’alimentation végane permet de réaliser que la viande n’est pas nécessaire.
adriano
Renato Pichler, pour l’ASV (Association Suisse pour le Végétarisme), a exploré l’intérêt d’œuvrer pas à pas et de définir des étapes. La libération animale demande du temps et de la persévérance. L’abolition de l’esclavage s’est faite progressivement, il en sera de même en ce qui concerne les animaux. Il précise que s’occuper de leurs intérêts ne se fera jamais au détriment des intérêts humains car ceux-ci sont liés. Chaque pallier vers la fin des souffrances faites aux animaux profite à tous. Chaque succès est une avancée dont nous devons nous réjouir. Pour Renato Pichler, les étapes intermédiaires doivent être respectées car elles sont des moyens qui mènent au but. Par exemple, les journées sans viande représentent un pallier vers le végétarisme. Un passage à la nourriture végane serait abrupt pour la majorité des gens, tandis que commencer par retirer la viande régulièrement semble plus accessible pour certains.
pichler
Une industrie à réformer ou à abolir?
Ces intervenants posent la question, fondamentale pour les militants, de savoir s’il faut aller vers la réforme de l’industrie des produits animaux ou vers son abolition. Renato explique que le « tout ou rien » bloque le processus d’évolution, forcément progressif. Il encourage la solidarité entre les végétariens et les végans qui doivent s’unir pour les animaux. La réforme conduira à l’abolition.
david_olivier
David Olivier a présenté par la suite le mouvement mondial pour l’abolition de la viande; né en 2005 en France de discussions militantes, ce projet se fonde sur l’idée qu’il faut dès maintenant œuvrer explicitement à l’interdiction légale de la production et de la consommation de chair animale. C’est une mesure nécessaire qu’il est possible d’obtenir sans attendre une révolution des mentalités ou de l’organisation de nos sociétés. Il s’agit donc de politiser la question de la viande, et qu’ainsi elle dépasse l’aspect d’un choix alimentaire personnel pour devenir un sujet de société à traiter collectivement.

Texte: Marie Dulout
Photos: Jean-Pierre Froud
Pour l’équipe de la Veggie Pride
Dimanche 19 mai 2013
Conférence de Constantin Imbs, Manger Ensemble:
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Conférence d’Oscar Horta, About Strategies:
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Conférence d’Adriano Mannino, Reformism vs Abolistionism:
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Conférence de Renato Pichler, Abolitionism step by step:
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Conférence de David Olivier, The Abolition of meat:
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