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Végéphobie – témoignages
A l’occasion de la veggie pride 2013, nous publions des témoignages, vécus et authentiques, de végéphobie. Chaque personne qui a vécu ce type de discrimination a la possibilité de nous envoyer son expérience, en une à 20 lignes, à media@veggiepride.ch . Les courriels ne seront pas publiés.
Merci à tous pour votre participation.

Après la lecture de certains témoignages, voici une précision de notre juriste:

Si vous avez subi des agissements de la part de l’Etat ou des institutions publiques allant à l’encontre de votre liberté de conscience, ou que l’Etat n’a rien fait alors que vous subissiez des agissements de ce type venant d’institutions privées, vous pouvez remplir le formulaire officiel de plainte du rapporteur spécial sur la liberté de conviction qui a pour mandat de s’occuper des cas de violation de la liberté de conscience en demandant des explications à l’Etat concerné, en proposant des mesures et en avertissant le Conseil des droits de l’homme. 

 Voici le questionnaire à remplir : http://www2.ohchr.org/english/issues/religion/docs/questionnaire-f.doc

 Celui-ci doit être envoyé à cette adresse :

Rapporteur Spécial sur la liberté de religion ou de conviction - c/o Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme - Palais des Nations - CH-1211 Genève 10 - Suisse - Fax : +41.22.917.90.06

 Ou par courriel: freedomofreligion@ohchr.org ou s’il s’agit d’un cas urgent : urgent-action@ohchr.org (merci de préciser: à l’attention du Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction)

Veuillez prendre note qu’en règle générale, l’existence et la teneur des appels urgents comme des lettres d’allégation demeurent confidentielles jusqu’à ce que le Rapporteur spécial présente un résumé des communications et des réponses envoyées par l’Etat concerné dans son rapport annuel au Conseil des droits de l’homme.

LES TEMOIGNAGES:

« Je suis devenue végétarienne quand j’ai compris que la viande, c’était des animaux morts. J’avais 7 ans et ma famille était omnivore. Ils se réunissaient tous les dimanches autour d’un repas. Chaque semaine, il y avait donc une dizaine d’adultes qui me harcelaient pour essayer de me faire manger de la viande. Comme ils n’y arrivaient jamais, ils m’insultaient; capricieuse, insolente. C’était une colère permanente dirigée contre moi qui me différenciait de la norme familiale. Ce harcèlement moral a  duré jusqu’à ce que j’ai l’âge de ne plus participer à ces repas. » Marie, 27 ans

« Au mariage de ma mère, le traiteur était prévenu qu’une personne était végétalienne, et il a assuré qu’il prévoirait quelque chose pour moi, néanmoins, je n’ai eu droit qu’à un demi-avocat, avec de la mayonnaise! pour le reste, il m’avait complètement oublié! »
Anonyme

« J’ai subitement refusé de manger des animaux à 13 ans, en réalisant en une minute ce que ça signifiait pour l’être sentient qui avait fini dans mon assiette ; élevé en garçon, je mangeais surtout de la viande avant. Je me suis d’autant plus heurté aux réactions de mon entourage, moqueries, etc, et y étais d’autant plus sensible. Je craignais beaucoup le ridicule à l’école. « Sensiblerie ! »… Très vite, je ne disais plus que c’était par soucis du sort des animaux que je mangeais végétarien, mais « pour raisons philosophiques » : raisons suffisamment abstraites pour qu’on me laisse tranquille ! A force de ne pas oser en parler, j’ai fini par perdre de vue les raisons qui me poussaient à m’insoumettre, et j’ai remangé de la viande deux ans plus tard… Il a fallu attendre que j’ai 19 ans pour rencontrer d’autres personnes vg, et ­ timidement ­ oser revendiquer que les gens arrêtent de manger de la viande. J’ai milité pendant cinq ans pour que les gens deviennent végétariens tout en restant profondément vulnérable au regard « ridiculisant » (que j’avais intégré…) des militants d’autres causes plus « nobles ». Heureusement que nous étions plusieurs pour nous donner du courage, car il en fallait ! J’ai tout de même fini par assumer pleinement mon militantisme pour les animaux, mais il m’aura fallu pour cela un temps et une énergie incroyable ! Sans doute moins bien entourés, énormément de gens autour de moi par contre se sont découragés, hélas. » Yves, 46 ans

  »J’ai grandi avec une mère végétarienne qui se faisait constamment humilier voire traiter d’irresponsable de cuisiner végétarien pour sa fille. La pression sociale l’a poussé quelques années plus tard à re-consommer de la chair animale. Vers 12-13 ans j’ai moi-même décidé d’être végétarienne et l’ai ré-encouragée dans ce sens.
Il y a quelques années, dans le cadre d’une formation (assez coûteuse), les repas étaient compris et prévus dans le planning de cours. Le cuisinier, réputé pour ses mets de viande, refusait de cuisiner des protéines non-animales pourtant il les connaissait très bien. Il m’a même rapidement appelée « Madame Tofu » (mais n’a pas fait l’effort de m’en servir). Après une dizaine de repas végés déséquilibrés, il s’est réjouis de nous préparer un « bon repas de Noël » pour laquelle j’ai réitéré ma demande de légumineuses. Le repas en question, j’ai eu des légumes et du riz pendant que les autres participants dégustaient foie gras et autres préparations carnées.
Manger est un acte social quotidien, se nourrir différemment que la norme nous expose à la confrontation et au questionnement continuellement. Durant des périodes de vulnérabilité, il m’est arrivé de préférer aller manger mon repas de midi préparé la veille dans un parc (même en hiver) plutôt que de partager ce moment avec mes collègues et risquer des remarques dans la cafétéria de mon travail. »
Karen, 31 ans

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« Au lycée, en classe de 1ère (voie littéraire), nous devions étudier un peu la nutrition (basique, nous n’allions évidemment pas bien loin dans l’analyse des nutriments, de leurs effets…).  Végétarienne depuis deux ans, je venais alors d’arrêter de consommer les autres produits issus de l’exploitation animale (notamment lait et oeufs). Dans ce cours, j’ai eu, un jour, un devoir « type bac » sur… l’alimentation végétalienne. « D’après les documents, démontrez qu’une alimentation végétalienne est dangereuse pour la santé« . Jusque là, je me battais auprès de mes camarades pour leur faire comprendre que cette façon de s’alimenter était viable et qu’il fallait arrêter de me harceler. A partir de cet événement, je n’ai plus rien essayé… Je me suis juste éloignée de tout le monde, n’en pouvant plus de de passer pour l’allumée de service. » Anonyme

« J’adorais la viande : j’étais la première à aller chez le boucher. A 14 ans, j’ai vu Earthlings de Shaun Monson. C’était alors une évidence que je ne devais plus manger les animaux. Mais on ne comprenait pas pourquoi je voulais me « priver » et on pensait que c’était stupide. Pour ma santé physique, il fallait que je mange de la viande et du poisson. On m’a donc obligé à manger des animaux à chaque repas pendant 1 an et 9 mois. Mais en me forçant, on oubliait ma santé morale. On me criait dessus, on exigeait que je me serve en viande et on me contraignait à la manger. C’était tout le temps comme ça. Moi j’étais mal à l’aise face à ce corps à qui on avait imposé la mort. Mais on ne voulait pas m’écouter. Je ne devais pas sortir de table avant d’avoir fini le contenu sanguinaire de mon assiette. On voulait me priver de téléphone portable ou d’ordinateur. Je contestais, on haussait la voix, on me menaçait de me jeter de la maison. Un jour, face à mon refus, ma mère était lassée et elle a demandé à mon père de prendre le relais. Alors ce dernier m’a mis violemment la tête dans l’assiette de façon à ce que mon visage soit en contact avec ce bout de cadavre que je devais ingurgiter: « tu vas la manger cette viande ». On me disait que j’étais en pleine croissance et que j’allais avoir des carences. J’avais demandé à aller voir un-e nutritionniste mais on n’a pas voulu : « on ne va quand même pas dépenser de l’argent et perdre du temps pour toi : tu n’as qu’à manger comme tout le monde ».  Lors d’une visite chez le médecin, le sujet a été discuté. Il a avoué ne pas savoir grand chose sur le sujet. Il a tenté le compromis du : « et si tu mangeais du poisson ? ». Je n’étais pas franchement partante. Il a finalement proposé à ma mère de prendre en compte mes convictions. Mais elle n’a pas voulu, elle ne voulait surement pas se rabaisser au niveau de « cette ado en crise ». Non, la bataille n’était pas encore finie. Elle a encore duré de nombreux mois. Mais j’ai fini par l’emporter. » Elodie

« L’ autre jour j’ai croise Andre Santini sur un marché. C’est le député maire d’Issy-Les-Moulineaux, je lui ai parlé de la possibilité de faire des repas végétariens dans les cantines scolaires et après m avoir dit qu’il faisait déjà du bio, il me dit qu’Hitler aussi était végétarien! Hélas ce n’est pas le premier a me dire ces bêtises censées discréditer et délégitimiser la juste cause du végétarisme-végétalisme. Je lui parle alors de Gandhi Einstein et surtout je lui rappelle qu’Hitler n’était nullement végé car il adorait le faisan. »  Claire

« Souvent je suis invitée à des réceptions, où je peux rarement manger autre chose que les tomates-cerises de garniture des amuse-gueule. Les gens me demandent parfois si je suis végétarienne, rarement ils poussent même à demander si c’est éthique ou pour la santé, je dis que c’est éthique, ils répondent quelque chose pour dire pourquoi eux ne sont pas végétariens, et… je ne poursuis pas le sujet. J’ai l’impression de porter, comme une faute, ces milliers de petites phrases que je n’ai pas dites, pour ne pas péter l’ambiance, dans ces centaines d’événements sociaux. Souvent ce sont des inconnus, des vagues connaissances, des collègues, parfois presque des amis, tous ces gens auprès desquels je n’ai pas eu le courage de parler pour les animaux, parce que je me sentais minoritaire, marginale, que j’avais juste envie d’avoir la paix, de vivre normalement, de me sentir faire partie d’un réseau. J’ai envie que les gens m’apprécient, qu’ils me voient moi et pas l’étiquette de « végan » qu’ils ne manqueront pas de me coller si j’en parle. Et je me sens coupable envers les animaux de faire profil bas, je m’accuse moi-même de spécisme, me disant que s’il s’agissait d’enfants ou de groupes humains que je refuse de manger, je serais virulente, et on me soutiendrait. Pendant quelques années j’ai habité dans un lieu collectif avec une majorité de personnes végétariennes, c’était comme d’être soulagée d’un poids, comme de pouvoir être moi-même. » Johanna, 30 ans.

« Depuis que je suis enfant, j’ai toujours trouvé absurde de manger de « l’animal mort », j’ai vite compris que vu que je ne mangeais pas mon chien, qui faisait partie de la famille, tout était une question de perception, dans un autre pays, selon la culture, j’aurais pu être amenée à manger mon chien que j’aimais tant. J’aurais tout autant pu avoir une vache, un cochon… J’aimais trop voir les animaux dans la nature pour comprendre qu’ils se retrouvent dans mon assiette et que l’humain leur inflige de telles souffrances. J’ai dit plusieurs fois à mes parents que je ne voulais plus manger de viande, ils ne comprenaient pas vraiment. Pendant un ou deux jours ils respectaient mon désir, mais jamais bien plus. Je m’arrangeais pour manger le moins de viande possible, je privilégiais un maximum les légumes et accompagnements, les sauces… À l’âge de 18 ans je suis partie de la maison et j’ai arrêté définitivement de manger de la viande. Cela fait 15 ans. Des remarques, des critiques, des moqueries, des aberrations, j’en ai entendu des milliers ces 15 dernières années :
Quelques exemples :
1. Les repas de Noël, où la famille se moque pendant que vous mangez « juste les légumes » du plat principal et rigole en disant « et la salade, tu l’entends pas crier » ?
2. Ceux qui se vexent, parce que vous ne mangez pas de viande et s’énervent tout seul, finissent par les éternels « nous on va pas « emmerder » les végétariens pour qu’ils mangent de la viande, alors qu’on nous laisse manger ce qu’on veut, de toute façon, ça a toujours été comme ça, on a toujours chassé, l’homme est omnivore, bla bla bla… Je dois admettre que je souris toujours doucement lorsque j’entends que la raison est que cela a « toujours été comme cela », le nombre d’aberrations qui ont été changées au fil des années et heureusement, si tout était toujours comme avant, on marierait encore les fillettes dès l’adolescence par exemple…
3. Les cafétérias d’entreprise où il n’y a aucun menu végétarien, que vous passez une année de confrontation avec le gérant parce que vous payez votre salade au poids et payez donc quotidiennement entre 17.- et 25.- francs votre assiette alors que le prix des menus carnés démarrent à 9.-. Au bout d’un an de « bataille » le gérant, qui systématiquement me disait que sur plus de 100 personnes, j’étais la seule à ne pas manger de viande, a cédé, j’ai eu le droit à un prix « assiette végétarienne ». 
4. Un voisin de table dans un restaurant dernièrement, lui mangeait un menu carné, moi un menu végétarien particulièrement bien réalisé. Mon voisin de table a passé sa soirée à me faire des réflexions désagréables sur mon assiette, a se sentir quasi attaqué que je ne mange pas de viande, à m’agresser et à me dire « Mademoiselle, je vous jure que vous remangerez de la viande un jour ». Non seulement je l’ai trouvé pénible et indélicat, mais en plus, il m’a gâché ce moment de dégustation rare, parce qu’il faut bien avouer qu’un excellent menu végétarien, inventif, de produits frais, de saison et de proximité c’est plutôt rare.
Il faut toujours presque s’excuser de ne pas manger de viande, c’est insupportable. Je crois qu’il y a, parfois avec certaines personnes, une telle différence de perceptions et de conscience, qu’il est impossible de s’entendre autour d’un sujet tel que le végétarisme, il semble que ces personnes ressentent une peur, de l’agression dès qu’il s’agit de leur alimentation et nient totalement la souffrance animale. En revanche, on peut converser et s’entendre avec des personnes plus nuancées qui font attention à leur consommation de viande, se fournissent directement chez le producteur, agissent avec conscience en excluant la grande distribution et les fast-food, ces affreuses chaînes de souffrance animale. » Audrey 

« De 8 à 15 ans, mes camarades m’ont traitée de « vache laitarienne » parce que j’étais « végétarienne »… et ce vocable était souvent précédé de « ta gueule » la vache laitarienne! » Véronique

 « Bonjour, mon nom est Ines et à l’âge de 7 ans j’ai décidé d’être végétarienne. Ca fait donc 6 ans qu’une partie des adultes ne me prend pas au sérieux et est à la limite de la discrimination car je suis jeune et végétarienne. De plus, ma mère est devenue végétarienne avant moi, donc c’est forcément grâce à elle que j’ai pu SAVOIR ce qu’est vraiment le morceau de cadavre qui est dans mon assiette ! Mais à cause de ça, beaucoup de gens pensent que tous mes raisonnements ont été préconçus par ma mère et que tout ce que je dis sur le végétarisme n’est pas de moi! 

Tout ça à cause de quoi? A cause de légendes urbaines comme quoi les enfants ne seraient pas capables de penser car ils sont petits! A cause de notre taille et de notre âge, nous sommes même considérés comme des gens qui n’est sont pas totalement, comme des petits automates que l’on règle tous sur la même fonction! Mais dés que l’un d’eux sort du lot et se met à réfléchir, comme moi, à se rendre compte qu’il n’est pas juste de tuer son prochain, il est classé comme défaillant et se fait mettre de côté. Moi, j’ai eu la chance d’être soutenue par ma mère, mais il faut penser à tous les autres enfants qui comme moi subissent la végéphobie car ils ont plus d’empathie envers les animaux. Pour finir, je tiens à préciser que ce texte a été écrit sans l’aide d’un adulte. » Ines D. 12 ans

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« Voici quelques remarques que l’on m’a déjà faites depuis que je suis vegetarien/vegetalien : « herbivore », « nudiste », « maigre et blanc » (alors que si je ne dit pas que je suis végétarien peu de gens me le disent…), « que je suis sur une autre planète », « mangeur d’herbe », « que je rumine », « que je vais perdre mes dents. »
Rodolphe.

« Il y a quelques semaines, exceptionnellement j’accepte de m’attabler avec des omnivores dans le cadre d’un repas qui devait être sympathique avec des collègues et des prestataires extérieurs. Je demande à un de mes collègues, assis à mes côtés, de ne pas prendre de viande crue ayant encore plus de mal à « oublier » ce que ça représente et c’est justement ce qu’il prend. j’ai quitté le restaurant immédiatement et je n’irai plus avec eux. Bien entendu, personne n’a été choqué de son comportement. » Catherine

« Mon témoignage est un peu ancien. Lors d’une visite prénatale en 1971 le gynécologue m’a prédit un enfant débile mental ou physique en raison de mon végétarisme hors celui ci naquit 15 jours avant terme en bonne santé et sans problème particulier et ceci dure. En Septembre 1971 nous nous installions à Annemasse avec notre fils de 4 mois Le pédiatre nous dit qu’il fallait commencer à lui donner de la viande, l’informant de notre végétarisme il nous mis a la porte v violemment sans oublier de nous réclamer le prix de la consultation qu’il n’a pas faite c’est donc le dernière fois que mon fils a vu un pédiatre. Ceci dit des personnes m’ont traitées d’assassin, car je ne donnais pas de viande à Samuel, certains voulaient m’envoyer en taule, ou me demandaient dans quelle secte j’étais et les réflexions « tu lui a pas demandé son avis », à laquelle je rétorquais que nous non plus on ne nous avait pas demandé notre avis pour nous faire manger des animaux. Hormis qu’il a toujours été difficile de se nourrir cela s’est plutôt bien passé mon fils a toujours eu une superbe santé il n’est jamais allé en colo, centre aéré ou cantine mais nous n’avons jamais été ennuyés. J’ai travaillé quelque temps en restaurant scolaire ou nous étions nourris hormis moi bien sûr alors que les collègues musulmanes avaient bien leur repas sans cochon.  Heureusement mon coté rebelle m’a permis de supporter tout et ça m’a conforté dans mon choix de vie en devenant végétalienne dés que j’ai pu remplacer les laitages. Il y a bien encore des réflexions lourdes, mais je les zappe et comme je suis en bonne santé ça leur ferme le clapet.  Coté famille respect, on mange vegé chez moi et je mange vegé chez eux idem au resto si j’invite c’est VG, mais surtout je ne dois pas parler de souffrance animale et denoncer les sevices faites aux animaux c’est traumatisant!!!! Un conseil il ne faut pas se croire inférieur et se moquer des réflexions. Perso plus on m’attaque plus ça me conforte dans mon choix.  Comme a dit le Mahatma Gandhi, « d’abord ils vous ignorent ensuite ils vous raillent ensuite ils vous combattent et enfin vous gagnez ». Maintenant je sais que si il le fallait j’aurais des difficultés si je devais aller en maison de retraite entre autre mais j’ai fait un papier au cas ou… ou hospitalisation avec refus d’acharnement thérapeutique. »  Marie-Agnès

« Voilà le genre de commentaires que j’entends souvent : « mais si je t’invite, qu’est-ce que je vais te faire à manger ?! », « et les carottes quand tu les manges, tu imagines leur douleur!? », « Pourquoi t’occuper du sort des animaux quand il y a des choses bien plus graves dans le monde?! », Sinon, il y a la difficulté de garder une vie sociale à l’extérieur, surtout les restos qui proposent peu de plats végétariens et quasiment jamais de plats végétaliens. Quant aux magasins qui proposent des substituts aux produits non-animaux, ils sont encore rares et chers. » Béatrice 

« Je suis végétalien depuis… Plus de 5 ans, je crois, peut-être davantage. En fait, j’ai remarqué qu’il était un véritable calvaire de faire ses courses car les produits vg ne sont pas « visibles » – (un logo vg serait le bienvenu); c’est bien simple, je lis toute la liste des composants avant de me décider ou non un produit. De plus, sortir avec des relations (amicales ou non) est une véritable torture aussi étant donné que très peu de restaurants proposent des plats vg (les fast-food, on oublie; en général, ce sont les restaus kebap et jap qui sont tolérants à cet égard). Le pire, c’est de vivre dans une famille (père, mère, « sœur ») qui est omnivore, à tendance carnivore même! Dès lors que j’ai annoncé que je devenais végétalien, j’ai eu droit aux déclarations stéréotypées comme « tu vas avoir des carences ». Le pire du pire, ça a été que depuis lors, je dois toujours non seulement me préparer ma nourriture (personne ne le fait, ça m’ostracise, étant donné que ma mère prépare les plats pour tout le monde… Sauf moi), et je manque quasi systématiquement seul, dans la cuisine de l’appart’ (je vis avec mon père et ma mère). Et que dire du comportement de ma « sœur »? Il est exécrable et pas que par rapport à cet aspect de mon identité, d’ailleurs! Une fois, nous étions tou-te-s les 4 au restau et pendant que j’étais aux toilettes, elle en a profité pour rajouter des morceaux de viande dans mon assiette. Du coup, comme je l’avais remarqué de suite, j’ai quasiment rien mangé du repas. C’est sympa, non? Mais je ne regrette rien. Même si on m’accuse d’être prosélyte, d’être chiant comme la pluie et même si je suis ostracisé. Je sais pourquoi je suis devenu végétalien et je sais que j’ai raison de l’être! » 
Solidairement, Chrys. 
« Pendant beaucoup trop de temps j’ai mangé de la souffrance, je me voilais la face comme les 3 petits singes. A 27 ans enfin végétarienne, voilà un choix qui a du sens au plus profond de moi. Et depuis, j ai bien connu les petites moqueries, les tentatives de faire changer d’avis, répétées, additionnées on peut en rigolé, baisser la tête, justifier pourquoi mais les gens n’aiment pas entendre ce qu’ils ne veulent pas entendre ou couper court, et c’est continuel, ça revient toujours. Le plus ambigu c’est pour mon Loulou qui n’est pas végétarien. Depuis, des moqueries au repas de sa famille qui s’adressent aussi à lui. Des gens lui demandent comment il fait, que eux ne pourraient jamais être avec une végétarienne et même qu’il n’a rien faire avec moi. 
Je n’ai pas choisis d’être végétarienne pour ma personne, c’est pour les animaux.
Et quand je vois toutes les réactions que cela implique je me rend bien compte que ce n’est pas un choix personnel. D’ailleurs je sais pas comment je vais faire pour aller jusqu’au bout des mes convictions tout en gardant une harmonie sociale parce la remarque que j’ai le plus entendu par le plus de personnes c’est que d’être végétarien ça va encore, mais végétalien vegan, là s’est beaucoup trop = extrémisme, secte… Je ressens la vegéphobie qui tend les vegéta*iens à s’exclure ou à remanger les animaux dans le bien plus triste des cas. »
Anonyme
« [...] Ma mère, par exemple, était devenue végétarienne parce que, attablée à la terrasse d’un restaurant, elle avait « soudain vu des langoustes qui agonisaient en plein soleil, prises d’atroces soubresauts »Cette scène l’avait profondément choquée, d’autant plus que la souffrance de ces bêtes était alors entrée directement en résonance avec sa propre douleur : ma mère était à cette époque atteinte d’une pathologie névralgique aiguë rare, non soignée. Plus tard, après neuf années de végétarisme, lorsqu’elle se mit à gravement manquer de fer et à souffrir de maux de ventre, son mode d’alimentation fut aussitôt mis sur la sellette. Ma mère m’écrivit : […] le médecin n’a pas accusé formellement mon régime pour le manque de fer. Il pensait que ce pouvait avoir une influence. Il ne m’a pas obligée à réintroduire la viande ; il disait seulement que ce serait plus sage et m’a fait toute une description des avantages à manger de la viande. […] Ma mère, bien évidemment, plaçait sa foi dans le corps médical car il lui fallait guérir ; elle décida donc d’être « sage » et réintroduisit les fruits de mer, puis la charcuterie. On découvrit, mais un peu tard, que son anémie avait pour origine une perte de sang due à un cancer de l’intestin grêle dont les métastases avaient essaimé un peu partout, le rendant incurable. Elle est décédée le 31 mars 2011 des suites d’un cancer diagnostiqué et soigné très tardivement. Je ne peux m’empêcher de penser que la végéphobie (c’est-à-dire la peur, le rejet, la non-considération des personnes végétariennes, avec comme conséquence l’ignorance crasse de la plupart des médecins français en matière d’alimentation végétarienne) est en grande partie responsable et du diagnostic tardif, et d’une accélération du processus métastasique : l’alimentation carnée est à proscrire totalement en cas de cancer – lire par exemple Le rapport Campbell, déjà cité, ou Anticancer : Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles, du docteur David Servan-Schreiber. Ma mère a été bien seule, trop seule, pour pouvoir défendre une position végétarienne face au corps médical, mais également face à son entourage, avec mon unique voix pour s’élever en faux… Mais vous, vous ne serez pas seul-e. Je suis là, nous sommes là, des centaines de milliers en France, de plus en plus nombreux. Bienvenue au pays du Cri de la Carotte ! Une aventure passionnante commence. Elle va vous faire évoluer du statut de consommateur victime manipulée – j’y reviendrai – à celui de consom’acteur fier, érudit et responsable ! [...] » Sandrine
« Je suis flexitarienne car vivant en France, il est impossible (ou presque) d’être végétarien. Les restaurants ne proposent pas de plats végétariens. Je rentre d’Ecosse et d’Angleterre. Tout est facile là-bas, vous pouvez déjeuner/dîner avec les personnes qui ne le sont pas…. C’est très convivial et personne ne vous pose la question « tiens t’es végétarien ? ». Au petit-déjeuner, pareil on nous demandait si nous avions des demandes spécifiques. En plus tous les plats sont notés (V : pour végétarien/GF : Gluten Free)… En France, c’est impossible. On ne tient pas compte du fait que même sans être végétarien à 100 % on pourrait ne pas avoir envie de manger de la viande ou réduire sa consommation… C’est intolérable. Quand on se dit végétarien en France cela est assimilé à être dans une secte. Un excellent article d’Elisabeth de Fontenay dans le point « Les animaux ont-ils des droits » à la question « êtes-vous végétarienne ? » elle répond non car elle se couperait de tout et admire les végétariens en France. En Italie, en Allemagne, en Suisse, c’est pareil : les restaurants prévoient toujours plusieurs plats végétariens. » Elena
« Voici un très bref résumé d’expériences de la végéphobie à la française :1- En septembre 2011, ma compagne a accouché de notre premier enfant. Elle était végétarienne et moi vegan et nous envisagions pour notre fille une alimentation végétarienne. A la maternité, le personnel a été particulièrement odieux envers nous : discussions surprises dans les couloirs, harcèlements orwellien du personnel, repas inadaptés pour ma compagne…
« C’est n’importe quoi de vouloir faire subir ça à un bébé. » « C’est dangereux pour la santé. » « Un enfant est déjà mort à cause de ça »…
Face à tant de mépris, nous avons rencontré la diététicienne de l’hôpital (CHD 85)qui nous a clairement dit qu’elle n’avait pas que ça à faire de s’occuper des régimes particuliers de chaque patiente. Face à la fatigue, à la malnutrition, au harcèlements incessants, au manque de soutien, aux troubles hormonaux, ma compagne a fait ce qui a été diagnostiqué au départ comme rien du tout mais ensuite comme une psychose puerpérale par un psychiatre dès qu’il a appris notre régime. Le traitement a empêché ma compagne d’allaiter et, alors que personne ne m’avais ausculté, le psychiatre a contacté le procureur afin que je n’ai qu’un droit de visite sur ma fille et qu’elle nous soit retirée (sans suite) ; j’ai même eu droit au diagnostique de « paranoïaque psychorigide » à cause de mon engagement sans que personne ne m’ait eu en auscultation. J’ai été traité de gourou, d’incompétent, de croyant, de danger (j’ai tout de même une maîtrise de science avec spécialisation dans l’alimentation), par ce « professionnel » qui portait un crucifix autour du cou dans un lieu public.
Puis tout s’est arrangé une fois sortis, malgré un suivi PMI (Protection Maternelle Infantile) imposé qui consistait en un bourrage de crâne carniste par une infirmière ne connaissant rien en alimentation. Mais plusieurs mois plus tard, rechute. AU CHS, je ne saurai jamais ce qui s’est passé mais le psychiatre à de nouveau fait appel au procureur (sans suite) et ma compagne a recommencé à manger de la viande (après 10 ans de végétarisme). A ce jour, elle ne veut plus entendre parler de végétarisme pour elle ou notre enfant.2- Durant 4 ans, les grands parents de ma compagne ont refusé de nous voir parce qu’ils ne voulaient pas manger à la table de gens qui ne mangeaient pas comme eux.
3- Lors d’un travail d’animateur, les collègues pouvaient manger aux frais de l’employeur à l’accueil de loisir le midi. L’entreprise livrant les repas ne voulant pas s’adapter à mon régime végétalien, j’ai demandé à ce que le prix du repas me soit reversé sur mon salaire comme prime de panier. Face au refus de mon employeur (Famille Rurale Coëx (85)), j’ai dû faire appel à l’inspection du travail pour avoir gain de cause… 3 mois plus tard.
4- Alors que ma compagne et moi même étions en vacances, nous avons voulu manger une pizza dans une pizzeria. Etant végétalien, qu’elle ne fut pas ma stupeur en apercevant de la viande hachée cachée sous ma garniture végétale. J’ai dit au serveur que je refusais de payer les repas. Le patron n’a rien dit et ne s’est même pas montré pour s’excuser. Nous sommes parti sans payer, la faim au ventre.

5- Combien de repas de famille dois-je subir où je vois le fou défilé de cadavres passé sur la table avec des mets bien préparés, rendus appétissants, cuisinés pendant des heures, pour les carnistes. Alors que moi, pendant que je regarde ce massacre, je dois m’ingurgiter ce qui sort tout juste d’une boîte de conserve, d’un emballage plastique et réchauffé à la va-vite, sans sauce, sans préparation ou originalité quelconque. Tout ça « parce qu’il n’est pas question de se casser la tête pour quelqu’un qui ne mange pas comme les autres. ».

Voilà pour mes quelques mauvaises expériences en espérant (sans y croire) être le seul à devoir endurer cela. » Pascal
« Je n’aime pas beaucoup le terme « végéphobie » mais force est de constater qu’en effet en tant que végétarien ou « pire » végétalien on subit constamment des pressions sociales de personnes peu tolérantes et surtout peu informées et qui pensent qu’elles font mieux que les autres!

J’ai pris conscience de ce que la « viande » était vraiment à 10 ans. Un jour lors d’un repas, j’ai demandé à ma mère ce que c’était ces « trucs » dans ma viande et elle m’a répondu que c’était des veines et du muscle ainsi que du gras et que ça se mangeait… Le manger, pensais-je? mais?… des veines ce n’est pas de la nourriture?!…
C’est à ce moment que je fis la connexion avec mon propre corps et je me suis dit que ça devait pas être bien normal au fond de manger des choses pareilles… Je me suis sentie instantanément dégoûtée quand j’ai pris conscience de ce que l’on m’avais servit comme de la nourriture toutes ces années… Je me sentais trahie…! On m’avait nourrie de corps morts…de cadavres!
Et voilà si cela s’arrêtait là… Mais non car quand on est jeune les gens s’ingèrent dans votre vie pour vous « remettre sur le droit chemin » ou sur ce que eux estiment être le « droit » chemin (chemin sur lequel on ingère des corps morts dans une joyeuse convivialité).
J’ai donc eu le droit à tout, vous pensez bien en 14 ans de végétarisme et 2 ans et demi de végétalisme…. 
De l’invitation d’une personne à un repas (soit disant pour me remercier de l’aide que j’avais pu lui apporter!) et me retrouver en fait à un barbecue avec rien que je ne puisse manger (même pas une salade verte) et des gens qui me font comprendre d’une manière très agressive que je suis capricieuse et que des gens meurent de faim dans le monde (j’en serais presque responsable à les entendre). Bref… Je suis partie… blessée par la méchanceté, l’intolérance et les moqueries.
Des serveurs qui me disent « si vous ne voulez rien manger alors vous n’avez qu’à boire et regarder vos amis manger » bien sûr ne voulant pas déranger toutes les personnes à tables, qui avaient commandé qui plus est, je me suis contentée de les « accompagner » et ai mangé chez moi.
Le plus dérangeant ce sont ce que j’appellerais les « faux-intéressés », ces personnes qui vous amènent sur le sujet en disant être « intéressés » mais qui finalement « savent déjà tout » et dont le seul but est de vous rabaisser et ridiculiser jusqu’à utiliser des insultes.
Moqueries et méchancetés mises à part, j’ai entendu des gens dire que les assistants sociaux devraient enlever les enfants de familles végétariennes car ça s’apparente à de la maltraitance (!) Comment voulez-vous vous sentir devant cela? Moi je me dis que c’est injuste et révoltant une idée comme celle-là, surtout venant d’une personne qui emmène ses enfants au mac-do au bas mot 2 fois par semaine…!
Je trouve désolant (et même décourageant des fois) de tomber sur ces personnes rigides à l’esprit complètement fermé, qui au lieu de rester macérer dans leur négativité et leur intolérance essayent de faire leur loi auprès des autres. 
Cependant je dois dire que je me suis aussi sentie soutenue par ma famille et mes amis et que grâce à leur acceptation, leur ouverture et leur intérêt sincère ils m’ont aidée à ce que mes actions soient en accord avec qui je suis et de ne pas avoir à m’en cacher mais plutôt être fière d’agir avec ma tête et mon cœur. Merci à eux. »
Melissa
« Ce midi j’invite une copine à manger chez moi entre deux cours parce que j’habite à 5min et elle me répond « euhh j’aurai dis oui si tu étais pas végétalienne! ». Alize
« L’anecdote que je vais vous relater n’est pas une agression mais elle est révélatrice de l’idée que se font, même les plus intelligents, de ce désir de ne pas consommer d’animaux (en l’occurrence pour moi uniquement les mammifères pour le moment), ils nous font grâce de le tolérer mais il ne faut pas aller plus loin. Il y a quelques semaines j’ai invité avec mon mari pour son anniversaire un couple d’amis fidèles et affectueux; au menu nous avions le choix entre un poisson (nous en mangeons encore c’est vrai à la maison) et de l’agneau des prés salés puisque nous étions en baie de Somme. Mon mari et moi avons évidemment refusé l’agneau (mon « amie » sait que nous n’avons jamais mangé de « bébés » mais elle était tentée bien que connaissant  mes convictions et sachant qu’elle allait me peiner; comme j’invitais, j’ai dit: « choisis ce que tu veux mais le choix de l’agneau car très jeune animal me contrarie tu le sais, d’ailleurs tu adores le poisson », elle a d’abord dit bon mais avec un tel air de reproche ( j’impose mes idées aux autres voyons) que j’ai insisté: « tu décides ! » Elle a pris l’agneau. Il y a quelques mois même chose, le couple a pris du foie gras alors qu’ils savent que je milite contre; ce sont nos meilleurs amis et j’avoue que cela me laisse un goût amer mais la sacro sainte liberté individuelle actuelle, voyons il faut la respecter; ce que je fais mais on aurait pu s’attendre à un peu de délicatesse de la part d’amis si proches. Je ne sais pas comment bien me faire comprendre: ce qui me choque là-dedans est qu’on me fait comprendre que j’appartiens à une minorité qui empêche la majorité de se goinfrer « en rond » et que c’est mal de ma part; mon  » amie » est par ailleurs très attentionnée, toujours prête à rendre service ce qui rend cette anecdote plus poignante à l’égard des animaux; je ne suis pas dans la norme donc j’ai tort… » Dominique
— 
« J’ai été l’une de ces enfants trimbalée de foyer en foyer et élevée par des éducateurs.. Bien évidemment, cela a été très dur de faire accepté mon choix de ne plus manger de viande… et à chaque changement d’institution c’était le même « cirque », le même combat à mener pour que l’on me respecte et que l’on me donne, simplement, à manger des repas équilibrés! Quand dans la sauce des pâtes il y avait de la viande, j’ai tant de fois eu comme réponse  » tu n’as qu’à manger les pâtes » ! Des fois c’était carrément des repas où il n’était pas possible de séparer la viande des légumes et céréales, et là on me disait « il y a de la salade!  » donc salade pour eux c’est pas une bonne salade vegan, mais juste des feuilles de salades verte! Waouh dis donc! vachement équilibré comme repas pour une enfant en pleine croissance! Tant de fois j’ai été rabaissée, mes besoins ignorés, que ce soit dans les divers foyers ou j’ai vécu, à la cantine de l’école, pendant les camps d’école, de vacances et même à l’hôpital… Oui je dis bien à l’hôpital! Hôpital = Établissement de santé public… cherchez l’erreur! Etablissement DE SANTE public ou l’on te dit:  »La diététicienne est en vacances, désolé il n’y a pas de remplaçante, il faut patienter et attendre son retour pour qu’elle puisse donner l’ordre aux cuisiniers de vous concocter des repas  spéciaux » ! En plus, il te rabâche toujours à la figure le mot « spécial », comme si tu n’étais pas quelqu’un de normal et que tu vivais avec une grave maladie! Et la, si tu dis que t’es vegan… C’EST LA FIN DES HARICOTS!  »Ve-quoi? Heu non désolé, ça va pas être possible… c’est trop compliqué pour nous! IL faut VOUS ADAPTER! « 
Même si le végétarisme est de plus en plus connut, il reste encore énormément de chemin a faire (et encore plus pour nous les vegans) pour ne plus subir et ressentir les hostilités, les agressions verbales, les mépris, le rejet, la peur et l’angoisse du conflit parce que tu dis à l’autre que tu es végé et là, la discussion n’en ai plus une…  Bref, je m’arrête la, mais pour finir sachez que l’histoire de l’hôpital date s’il y a seulement 3 ans… Véra
Ps: Par habitude, je n’ai pas osé dire que j’étais vegan à 80% crudivore, car là c’est encore plus délicat à dire et je n’aime pas trop en parler… par crainte des hostilités! Je suis épuisée de sans cesse devoir me justifier et me défendre contre les attaques des autres!
Le veganisme et surtout crudivorisme est un sujet délicat à aborder, même auprès de certains végétariens… où va-t-on? En parler publiquement c’est l’échafaud qui t’attend! ;) «  Vera
« A chaque fois que je prends l’avion,  je demande un repas vegan. A ce jour, je n’ai pas encore pu en obtenir un seul. » Melanie Joy

« Le plus pénible ce sont presque les non-dits, les regards moqueurs qui en disent long sur le totalitarisme de la normalité. Autrement des remarques du style: tu viens manger on va te faire un bon steak? Ou au travail: viens regarder cette vidéo on voit des scènes qui vont te plaire (scènes où un animal est ridiculisé voir maltraité) car on passe pour quelqu’un de décalé, trop sensible, pas adapté etc. Le végétarisme et à fortiori le veganisme ne sont pas pris au sérieux car ils dérangent et on préfère penser que c’est un caprice. En ce qui me concerne c’est un caprice qui dure depuis 46 ans. Il y a quelques temps dans un restaurant en France alors que je déclarai ne pas manger de viande, le garçon est venu me voir et me demander si je ne voulais pas une tisane, il me considérait comme une malade. Un médecin de mes amis m’a même dit avec le plus grand sérieux que j’allais avoir des carences. » Catherine

« Je tenais à partager cette expérience avec ceux qui font face au rejet de leurs choix et à la dépréciation de leurs convictions. Lorsque j’avais 27 ans, j’ai travaillé dans un centre aéré pour l’été. Les contrats des animateurs finissaient en même temps et les responsables ont organisé un repas dans la salle à manger de la maternelle pour l’occasion. J’ai fait savoir que j’étais végétalienne et la directrice, ouverte d’esprit, a commandé un supplément de salade et de taboulé pour moi. Lorsque les plats sont arrivés, un des employés a vu les salades et a demandé fortement : « c’est qui l’emmerdeuse végé ? » Je me trouvais juste derrière lui et j’ai répondu « moi ». Bien que je me sois placée en bout de table pour éviter tout problème, les plats débordants de viande brûlée revenaient régulièrement vers moi. Mais cela reste un bon souvenir, parce que la personne qui espérait faire rire l’assemblée par son « trait d’esprit » n’a pas eu le succès escompté. » Christine

Nous, heureux parents de Joachim, né le 3 décembre 2012, avons eu à nous inquiéter lors de ses cinq mois passés de sa courbe de poids, qui ne décollait pas, et avançait en dents de scie.

Nous avons consulté le 13 mai un médecin généraliste homéopathe avec qui nous avons partagé nos inquiétudes. Ce médecin a jugé bon de ne prescrire que de l’homéopathie, et un suivi régulier à son cabinet, chose tout à fait normale en soi.

De façon moins normale, ce médecin a jugé utile de nous signaler au Procureur de la République quelques jours après, prétextant des carences et une dénutrition sévère (sans analyse à l’appui). Pourtant, suite à son appel trois jours après la consultation, nous avions suivi de notre propre chef son conseil d’aller à l’hôpital, pour avoir un bilan complet, et réagir si cela s’avérait nécessaire.

A l’hôpital, où nous sommes tombés sur les « amis » de ce médecin, le personnel a parlé d’un cas gravissime, et pourtant, n’a jamais effectué de soins sur l’enfant. Nous sommes restés à la Timone trois semaines, et jamais notre fils n’a eu une perfusion, ou quoique ce soit d’autre. Parallèlement à cela, les analyses de sang et d’urine réalisés sont revenues « parfaites », sans une seule carence. Malgré cela, et malgré notre politesse et notre questionnement toujours sain et sincèrement intéressé auprès du personnel hospitalier, ce dernier a préféré rédiger un rapport nous décrivant comme des personnes instables, inconscientes, dans le déni et l’opposition constante vis-à-vis de leur discours. Pire encore, ils ont jugé nécessaire de déclarer que nous avions refusé un scanner, ce qui est bien entendu faux, et diffamé le pédiatre qui s’était engagé à prendre en charge Joachim à sa sortie de l’hôpital. Rien ne nous a été épargné, et pourtant, nous ne demandions que de l’aide, des conseils, une explication.

La seule explication retenue de la part de tous les professionnels rencontrés est la suivante : nous avons volontairement privé notre enfant de soins et de nourriture, et avons porté atteinte à son intégrité physique ce faisant.

Malgré les analyses infalsifiables et inattaquables, le rouleau-compresseur de la « justice » (on ne peut que mettre ce terme entre guillemets à présent) a continué à avancer, et ignorant jusqu’au droit le plus basique de la défense, la juge pour enfants a décidé du placement pour 6 mois minimum de notre enfant en DASS. Pourtant, ni l’hôpital, ni les services sociaux n’avaient préconisé le placement d’un bébé de six mois, ils ont tout de même eu la décence de préciser que cela serait gravement préjudiciable.

Qu’est-il passé à travers l’esprit de cette juge pour détruire ainsi tous les repères affectifs et psychologiques d’un enfant ? Nous ne le saurons sans doute jamais, mais il n’y a aucun doute sur le fait que ce faisant, c’est un crime qu’elle a commis.

Auditions, perquisition à notre domicile, fouille, garde à vue, placement sous contrôle judiciaire, mise en examen, RIEN ne nous a été épargné.

Et au fur et à mesure que les zones d’ombre s’éclaircissaient, un seul argument a servi de pilier à cette mascarade judiciaire (confirmé par les forces de l’ordre) : la maman est végétarienne ! Quel crime que voilà ! Lors de la garde à vue, les forces de l’ordre sont allés jusqu’à m’interroger sur les aliments que je mangeais, car peut-être ne me nourrissais-je que de perfusions de tofu ? Peut-être avais-je prévu d’embrigader mon fils dans la plus dangereuse des sectes connues à ce jour ?

Aujourd’hui en France, nous n’avons plus la liberté de vivre de la façon dont nous le voulons, et c’est ce que notre histoire, parmi d’autres, révèle. Nous ne pouvons pas choisir un mode d’alimentation différent (et pourtant, notre fils était au lait maternisé), nous ne pouvons pas demander l’application pure et simple des lois de la République pour avoir des réponses et des informations de la part de médecins dont c’est le rôle.

Aujourd’hui, dans notre « pays des droits de l’Homme », nous n’avons pas le droit de nous exprimer, pas le droit d’émettre une opinion ou un avis contraires aux « normes » imposées. Que ce soit pour la nourriture, les vaccins, la façon d’éduquer nos enfants, nous ne faisons face qu’à des entraves, à des personnes inhumaines, lobotomisées.

Aujourd’hui, notre fils de six mois et demi est enfermé dans un centre de la DASS, et nous ne pouvons lui rendre visite que 8 heures par semaine. Imaginez un instant le choc pour un enfant qui a toujours vécu auprès de ses parents et de sa famille, entouré d’amour. Imaginez à quel point il doit se sentir perdu, abandonné, privé de tout repère affectif.

Aujourd’hui, à cause de cette chasse aux sorcières, la « justice » est prête à ignorer tout le bon sens et tous les arguments médicaux et psychologiques dans sa quête aveugle, celle de noyer ceux qui oseraient sortir du rang bien établi.

Aujourd’hui, à cause de ces monstres, notre enfant autrefois si éveillé, si souriant, si communicatif, si entouré ne sourit plus. Il ne rit plus. Il ne « parle » plus. Les progrès qu’il faisait se sont arrêtés. Son regard a changé.

La violence, ce n’est pas nous qui en avons fait usage. C’est un bébé sans défense, sans carapace, qui subit aujourd’hui les affres d’un système corrompu jusqu’à la moelle, qui ne reconnaîtra jamais ses erreurs. Une violence institutionnelle. Une violence sans pitié, sans empathie, sans humanité face à un enfant de 6 mois.

Joachim en est à son 40e jour de détention.

Personne à part nous, ses parents, et nos proches, ne se préoccupe de son bien-être, de son équilibre.

Nous vivons un réel délire de persécution, de la part de gens censés se porter garants de la protection de l’enfance.

Céline Legros
« A la pause, une collègue parle de viande, qu’elle essaie d’habituer son homme à en manger moins quitte à acheter de la qualité, qu’elle a diminué à 1 fois par jour, puis à 2 fois par semaine, mais que du coup elle s’est mise au poisson… Quelqu’un dit « hahah dans deux ans il est végétarien ton homme » Et le chef de service qui ajoute « végétarien, ensuite tu deviens végétalien pi après tu te tires une balle ! » : hilarité générale autour de la table. »

1 commentaire à “Végéphobie”


  1. 0 miroff anne 13 mai 2013 à 10:44

    la végéphobie que nous subissons est institutionnelle ; en effet, ma belle-fille de 14 ans ne peut manger végétarien à la cantine, mais ne peut pas non plus apporter sa « gamelle » ; et pour moi, souvent hospitalisée, je ne peux pas y bénéficier de repas adaptés… si en plus je vous dis que je suis végétalienne crudivore … si l’état lui même reconnaissait le végéta*isme, les mentalités pourraient commencer à évoluer, peut-être.

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